Les radars sont les ennemis numéros un des fanas de la vitesse. Tous les moyens sont bons pour les contourner : détecteurs et avertisseurs de radars, outils d’aide à la conduite, applications sur smartphone, même les réseaux sont aujourd’hui utilisés pour les éviter. Que dit la loi sur l’usage d’avertisseurs de radars ?
Détention et usage illégaux
La loi est très claire en ce qui concerne les dispositifs qui permettent de perturber, de brouiller ou de détecter les radars. Le simple fait de les détenir ou de les emmener à bord de son véhicule est interdit. Si ces détecteurs de radars sont illégaux, il en est de même pour les avertisseurs de radars qui se servent du système de géolocalisation pour indiquer avec précision ou approximativement la position d’un radar. Détenir ces derniers ou les transporter dans son véhicule est prohibé depuis 2012 car ils permettent de localiser les appareils utilisés pour constater des entorses à la législation routière.
Si vous êtes pris la main dans le sac, vous risquez le paiement d’une amende de 1500 € et une suspension de 3 ans de votre permis de conduire mais sans le retrait de la carte grise. Naturellement, l’appareil vous sera confisqué et votre permis se trouvera délesté de six points. Ces sanctions concernent la possession et l’utilisation d’avertisseurs de radars non mis à jour et non transformés en assistants d’aide à la conduite.
La légalité des assistants d’aide à la conduite
Les assistants d’aide à la conduite, une appellation apparue en 2011, sont tout à fait légaux en France. Ils servent à avertir, sur des portions de routes, des zones dites dangereuses sans annoncer directement la position des radars. Force est de constater que dans la majorité des cas, ces zones dangereuses correspondent à diverses localisations de radars. Le fait de se servir des réseaux sociaux pour avertir les conducteurs de la présence de policiers de la route dans certaines zones est également légal.