Les centres auto sous pression avec l’arrivée des nouvelles normes

A partir du 20 mai prochain les nouvelles normes entrent en vigueur pour le contrôle technique. En cette veille de changement et surtout de durcissement des points de contrôle, les centres auto et les centres de contrôle technique sont sous pression. Le point sur cette actu du moment.

De Reims à Marseille, les centres automobiles sont pris d’assaut

Cela fait déjà plusieurs semaines que cela dure et que les files de voitures s’allongent à l’entrée des centres auto français. On perçoit la même ferveur pour obtenir un rdv dans un centre auto pneu à Reims, qu’à Nantes ou bien dans un centre auto à Marseille. Cet engouement est en lien direct avec le durcissement des normes pour le contrôle technique.

Le passage entre l’ancien contrôle technique et le nouveau aura lieu le 20 mai prochain. Si vous ne l’avez pas encore fait, il ne vous reste donc plus que quelques jours pour prendre rendez-vous et effectuer les réparations nécessaires dans un centre auto, avant de vous présenter dans un centre agréé.

Une chute de la fréquentation des centres de contrôle technique à prévoir après le 20 mai

Si depuis le début de l’année les centres spécialisés et les garages auto ont vu leur fréquentation grimper (+10% en janvier par rapport à janvier 2017, + 19 % en mars et +61% en avril), la chute sera d’autant plus brutale après l’échéance. Les automobilistes craignant de ne pas obtenir aussi facilement le précieux sésame, ont tous pris leurs rdv révision + CT provoquant une surcharge de plannings des centres auto, qui affichent complets depuis longtemps.

Pourquoi de telles inquiétudes vis-à-vis de ce changement de loi ? La nouvelle directive européenne qui va être appliquée vise :
– à améliorer la sécurité routière dans son ensemble, à travers des points de contrôle plus complets notamment au sujet des plaquettes de frein et des pneus voiture/moto/utilitaire;
– à donner plus de pouvoir aux centres de contrôle agréés en leur permettant d’empêcher la remise en circulation des véhicules présentant des risques majeurs.

Le nombre de points de contrôle va passer de 123 à 132, alors que le nombre de points de défaillances possibles va s’allonger de 460 à plus de 600. Les défaillances majeures présentant une obligation de réparation, devront être faites dans un délai de 2 mois, puis suivi d’une contre-visite pour validation.

Ce changement législatif va aller de pair avec :
– une augmentation des contre-visites (après 4 ans de mise en circulation du véhicule, puis tous les 2 ans) ;

– une augmentation du prix du contrôle technique (en moyenne le tarif va passer à 80 euros).

Avec plus de travail à effectuer sur les véhicules, les visites seront plus longues. Il faudra compter entre 30 et 40 minutes pour un contrôle complet désormais.

Ce projet à grande échelle, vise à terme à uniformiser le contrôle technique au sein des pays de l’Union Européenne.